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Aperçu
Le terme « troubles concomitants » est utilisé pour décrire des problèmes de dépendance et de santé mentale qui se manifestent simultanément. Il couvre un large éventail de problèmes associés, comme le trouble anxieux et l’alcoolisme, la schizophrénie et la dépendance au cannabis, le trouble de la personnalité limite et la dépendance à l’héroïne, le trouble bipolaire et le jeu compulsif.
Voici des synonymes de l’expression « troubles concomitants » :
- troubles jumelés;
- double diagnostic (cependant, en Ontario, on utilise l’expression double diagnostic pour décrire la présence simultanée d’une déficience intellectuelle et d’un problème de santé mentale);
- problèmes cooccurrents de santé mentale et de consommation de substances.
Ces problèmes peuvent se manifester de diverses façons. Ils peuvent être actifs en même temps ou à des moments différents, dans le présent ou dans le passé, et leurs symptômes peuvent varier en intensité et en forme au fil du temps. On se demande souvent ce qui survient en premier : le problème de santé mentale ou celui de consommation de substances? Difficile à dire. Dans bien des cas, il est plus utile de les considérer comme des problèmes indépendants qui ont des répercussions l’un sur l’autre.
Signes et symptômes
Il n’y a pas de symptôme unique ni de groupe de symptômes communs à toutes les associations de problèmes. Les troubles concomitants peuvent être classés en cinq groupes principaux :
- consommation de substances + trouble de l’humeur et trouble anxieux (p. ex., dépression et trouble panique);
- consommation de substances + problème de santé mentale grave et chronique (p. ex., schizophrénie et trouble bipolaire);
- consommation de substances + trouble de la personnalité (p. ex., trouble de la personnalité limite et problèmes liés à la colère, à l’impulsivité ou à l’agression);
- consommation de substances + trouble des conduites alimentaires (p. ex., anorexie nerveuse et boulimie);
- consommation de substances + autre problème de santé mentale (p. ex., jeu problématique et troubles sexuels).
Causes et facteurs de risque
Les problèmes de santé mentale et les problèmes de consommation de substances peuvent interagir de plusieurs façons :
- la consommation de substances peut aggraver le problème de santé mentale;
- la consommation de substances peut mimer ou masquer les symptômes d’un problème de santé mentale;
- certaines personnes consomment de l’alcool ou de la drogue pour oublier les symptômes de problèmes de santé mentale;
- l’alcool et la drogue peuvent réduire l’efficacité des médicaments que prennent les personnes ayant des problèmes de santé mentale;
- les personnes qui consomment de l’alcool ou de la drogue peuvent oublier de prendre leurs médicaments;
- si l’un des problèmes réapparaît, il peut faire resurgir les symptômes de l’autre problème.
Dans bien des cas, les personnes atteintes de troubles concomitants risquent d’avoir des problèmes médicaux, sociaux et affectifs plus graves que si elles étaient atteintes d’un seul trouble. Le traitement peut être plus long et plus difficile.
Diagnostic et traitement
Les chances de réussite sont meilleures lorsque le traitement des deux problèmes a lieu en même temps et de façon coordonnée. Le traitement dépend généralement de la nature et de la gravité des problèmes. Il peut être psychosocial (thérapie individuelle ou de groupe) ou somatique (médicaments) ou, dans bien des cas, une combinaison de ces deux méthodes.
Toutefois, bien que le plan de traitement doive tenir compte à la fois des problèmes de santé mentale et des problèmes entraînés par la consommation de substances, il est parfois préférable de traiter un de ces problèmes avant l’autre. Par exemple, il est probable que les personnes ayant à la fois un trouble de l’humeur et un problème d’alcoolisme se rétabliront mieux si on traite d’abord le problème d’alcoolisme.
Les clients qui ont de graves problèmes de santé mentale et de consommation de substances peuvent avoir besoin d’un traitement intégré. Ce type de traitement offre aux patients un traitement efficace, coordonné et complet. De plus, ces derniers recevront non seulement des traitements pour les troubles concomitants, mais aussi de l’aide pour d’autres aspects de leur vie, comme le logement et l’emploi.
Ce soutien perpétuel les aide à :
- consolider les succès réalisés durant les traitements;
- prévenir les rechutes;
- satisfaire à leurs besoins élémentaires de la vie quotidienne.
Le traitement intégré donne de meilleurs résultats si le patient établit une relation stable et durable avec un gestionnaire de cas en qui il a confiance. Cette personne est un professionnel de la santé (p. ex., travailleur social ou thérapeute). Il importe de noter que si une seule personne supervise le traitement du patient, ce dernier peut tout de même profiter de l’appui d’une équipe de professionnels (p. ex., psychiatres, travailleurs sociaux et thérapeutes en toxicomanie).
Si les services de traitement ne sont pas tous dispensés au même endroit, les responsables de divers programmes peuvent collaborer pour coordonner les traitements, maintenant le contact pour discuter des progrès réalisés par le patient. Par exemple, le thérapeute en toxicomanie peut poser des questions à un nouveau patient pour déterminer s’il a également des problèmes de santé mentale. Le cas échéant, il peut :
traiter les problèmes de santé mentale; ou
aiguiller le patient vers un organisme de santé mentale et collaborer avec cet organisme.
Programmes et services connexes
Traitements offerts à CAMH: Accès CAMH
Aide pour les familles
Autres ressources
- Les troubles concomitants de toxicomanie et de santé mentale : Guide d'information
- Vous trouverez un tutoriel gratuit sur les Troubles concomitants dans la page Santé mentale 101.